Jean Vigo - A Propos de Nice (1929) / OST: Da MPCrew (2005)
- Movie: Jean Vigo - A Propos de Nice (1929)
- Music: Marc Perrone Crew / Thomas Hillion, Bertrand Pallier and Nicolas Pinto (2005)
About the project:
Production following the projection "Cine-Concert" (Dec 14, 2005) at Belfort (France) by the UTBM's Cinema Club "Seven'Art" in collaboration with students and musicians.
This production is not a live recording of the show, but it is proposed as a result of a work that, we hope, would interest some people.
The "Cine-Concert" project is an original idea from Xavier de Finance and Thomas Dupeux which goal is to present, during the same night two silent films featuring live music performance (the seconde movie was "A dog's life" Charlie Chaplin by UTBM's Orchestra).
About the movie :
Jean Vigo was surely one of the most surrealist directors who ever lived (briefly, as it turns out). It is difficult to think of another director who made so few films and yet had such a profound influence on other filmmakers.
A Propos de Nice was the first of pantheon French filmmaker Jean Vigo's four feature films. According to Vigo's legions of admirers, the film represents Life as the director truly perceived it: Not the steadily flowing river that many assume Life to be, but a dizzying succession of vaguely related, seconds-lasting vignettes.
A Propos de Nice is a highly subversive silent film examining social inequity in 1920s Nice. Is constructs around the central motif of the carnival a savage, frenetic vision of a superficial society in a state of putrefaction. It provides a look at a reality beyond the prosaic, common variety that so many films give us. The movie attempts nothing less than the restructuring of our perception of the world by presenting it to us not so much through a seamless, logical narrative, but rather through a fast-paced collection of only tangentially related shots. Vigo chooses not to point the camera at Nice's attractions or sights, but instead focuses on the people, from the rich aristocrats on the beach, to the low-life sweepers. As bold in its formal experimentation as it is in its gleefully morbid fascination with ugliness, the grotesque humour of its portraits of the holidaymakers that swarm over the Promenade des Anglais (sometimes suggestively intercut with shots of animals!) is brutally undercut by images of distressing poverty. The uneasy atmosphere of indolence and boredom boiling over into lustful frenzy while willfully ignoring the encroaching sense of death and decay that surround it makes this Vigo's darkest film.
"In this film, by showing certain basic aspects of a city, a way of life is put on trial.the last gasps of a society so lost in its escapism that it sickens you and makes you sympathetic to a revolutionary solution." -- Jean Vigo
Essentially a satiric documentary of Nice, where the tubercular Vigo had been compelled to settle for his health, the film resembles the montage-like "visual symphonies" of Russian director Dziga Vertov. Indeed, Vertov's brother, Boris Kaufmann, served as cinematographer on this and two subsequent Vigo productions.
The delicate blend between realism and surrealism in A Propos de Nice would later be melded with Vigo's sense of poetry in his future masterpieces Zero de conduite and L'Atalante.
Vigo's filmography
- A Propos de Nice (1930)
- Taris (1931)
- Zero de Conduite (1933)
- L'Atalante (1934)
A propos du projet:
Enregistrement faisant suite à l'unique séance "Ciné Concert" du 14 décembre 2005 donné à BELFORT (FRANCE) dans le cadre de la programmation de Seven'Art, club cinéma des étudiants de l'Université de Technologie de Belfort Montbéliard (UTBM), et d'une collaboration de ce club avec des étudiants, musiciens, de cette école d'ingénieur.
Cet enregistrement n'est pas un enregistrement live du 14 décembre - il est proposé dans l'optique de faire connaître le résultat d'un travail, qui nous l'espérons pourra intéresser certains.
Ce travail a été mené sur quelques mois pendant le semestre d'automne 2005 par Thomas Hillion, Bertrand Pallier et Nicolas Pinto, réunis sous le nom de "Marc Perrone Crew" (en référence à l'accordéoniste Marc Perrone qui a réalisé de nombreux accompagnements musicaux de films, notamment du film A propos de Nice à l'occasion de sa restauration, en interprétant des musiques de Maurice Jaubert). Le projet de ciné-concert, à l'initiative de Xavier de Finance et Thomas Dupeux, avait pour but de présenter, au cours d'une même soirée et dans le cadre de la programmation du ciné-club, deux films muets accompagnés pendant la projection par deux formations musicales (le second film : A dog's life de Charlie Chaplin accompagnés par l'orchestre des étudiants de l'université).\\\
A propos du film:
Le film, A propos de Nice, a été réalisé par Jean Vigo en 1929.
Jean Vigo (26 avril 1905, 5 octobre 1934) est un réalisateur français ayant particulièrement marqué l'histoire du cinéma. Vigo est le symbole de l’avant- -garde au cinéma, et l'influence avouée ou non de nombre de réalisateurs de toutes nationalités (Bertolucci, Iosseliani, Tarkovski, Commencini, Lyndsay Anderson, Abraham Polonsky, Tacchella, De Oliveira, Bellocchio, Renoir ou encore de nombreux réalisateurs de la nouvelle vague). Les films de Jean Vigo sont régulièrement projetés, notamment en France, et nous vous invitons à vous y intéresser. Ils sont également disponibles en DVD sous la forme d'un coffret "intégrale des films".
Filmographie de Jean Vigo:
- 1930 : À propos de Nice
- 1931 : Taris, roi de l'eau
- 1933 : Zéro de conduite
- 1934 : L'Atalante
Jean Vigo, Vers un cinéma social, Présentation de A propos de Nice:
« Ce documentaire social se distingue du documentaire tout court et des actualités de
la semaine par le point de vue qu’y défend nettement son auteur.
Ce documentaire social exige que l’on prenne position, car il met les points sur les i.
S’il n’engage pas un artiste, il engage du moins un homme. Ceci vaut bien cela. […]
Et le but sera atteint si l’on parvient à révéler la raison cachée d’un geste, à
extraire d’une personne banale et de hasard sa beauté intérieure ou sa caricature, si
l’on parvient à révéler l’esprit d’une collectivité d’après une de ses manifestations
purement physiques.[…]Ce documentaire social devra nous dessiller les yeux.[…]Dans ce
film, par le truchement d’une ville dont les manifestations sont significatives, on
assiste au procès d’un certain monde. En effet, sitôt indiquée l’atmosphère de Nice et
l’esprit de la vie que l’on mène là-bas – et ailleurs hélas – le film tend à la
généralisation des grossières réjouissances placées sous le signe du grotesque, de la
chair et de la mort ; et qui sont les derniers soubresauts d’une société, qui s’oublie
jusqu’à vous donner la nausée et vous faire complice d’une solution révolutionnaire. […]»
texte prononcé par Jean Vigo au Vieux-Colombier, le 14 juin 1930